PINKIES UN JOUR, PINKIES TOUJOURS

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MELANIE DEVAUX

Bonjour Mélanie, merci d’avoir accepté notre invitation pour cette interview. Alors avant de parler de ton passage au CBBS, comment vas-tu?

Je vais mieux ! Lors du match de coupe, je me suis blessée, face à Trith. J’ai également eu d’autres pépins physiques durant l’année dernière, plus ou moins importants, mais je touche du bois dorénavant, tout va pour le mieux !

Tu es donc devenue maman, comment se passe la vie de maman conjuguée à celle de joueuse de basket de haut-niveau ?

C’est pas toujours évident, lorsque je reviens d’une séance d’entrainement et que je suis rincée, je dois assumer mon rôle, c’est pas toujours facile mais j’y arrive.

Tu évolues donc à Calais, club de Nationale 1, qui a été relégué l’année dernière, comment se déroule ta saison ?

On vient de perdre de 30 points contre une équipe de bas de classement, le Stade Français, chez eux, donc c’est pas terrible pour le moment. On est classé 8e sur 12 donc va falloir remonter au classement. Je suis une compétitrice, j’aime ça, donc je vais tout faire pour.

Parlons de ton passage à Charnay, je rappelle que tu es arrivée en 2017.

J’étais à Chartres quand mon agent, qui était le même que le coach de Charnay à l’époque, m’a appelée. Quand il m’a proposé le projet, il m’a dit que Charnay était un club familial d’une petite ville tout juste promu mais qui avait envie de faire les choses bien. Que le club avait des ambitions, et un coach avec des envies bien précises ce qui a fait que j’ai accepté de rejoindre le club

La première année, avec un effectif quasi-identique à celui de la NF1, l’alchimie prend entre les anciennes et les nouvelles joueuses. Comment l’as-tu vécu ?

On avait une équipe avec de forts caractères, un noyau solide mais aussi Irma Rahmanovic, Kariata Diaby, deux joueuses qui ont réalisé une magnifique saison. Il y a une joueuse que j’admire particulièrement, c’est Laure Belleville, aussi bien en tant que joueuse, qu’en tant que personne. Faire une carrière dans son club formateur c’est juste magnifique, je me suis beaucoup inspirée d’elle sur et en dehors du terrain. Encore aujourd’hui , je la prend comme exemple auprès de mes coéquipières pour leur inculquer les valeurs du club, de fidélité, d'exigence et de continuité. On est éliminées par Landerneau en demi-finale. L’équipe reste soudée, avec une base solide, et l’arrivée d’une américaine Keyona Hayes…

Oui, la deuxième saison, peux tu m’en parler ?

On avait un effectif de qualité avec Laure Belleville, Johanna Cortinovis, Irma Rahmanovic, l’arrivée de Keyona Hayes qui a fait une saison de folie, on s’entendait vraiment bien et je prenais vraiment du plaisir sur le terrain. De plus, on avait les supporters au cosec, qui nous poussaient à chaque match, on les sentait lorsqu’on était sur le terrain, c’est difficile à décrire comme émotion, mais 800 à 900 personnes qui vous encouragent au cosec, ça t’oblige à te surpasser !

Vous gagnez le titre de Championnes LF2 en 2019 contre Toulouse en 3 manches, mais toi de ton côté, tu as fait le choix de rejoindre Reims..

Oui avant la fin du championnat, j’avais déjà donné mon accord à Reims. J’ai fait le choix de me rapprocher de ma famille. Reims qui était en Ligue 2 féminine était un bon compromis proximité famille/club de haut niveau de basket. Je ne voulais pas quitter le haut-niveau car j’avais encore cette envie de performer. Mais si je n’avais pas rencontré le père de mon enfant, je serais restée à Charnay, je voulais habiter Charnay, j’aime profondément ce club , cette ville, cette ambiance, son esprit..

Ton expérience et ton vécu à Charnay me fait penser à l’équipe d’aujourd’hui. Regardes-tu les matchs du club ?

Oui bien sûr, quand je le peux, je regarde les matchs. Elles réalisent un parcours extraordinaire, elles produisent un très beau jeu et le coach actuel réalise du beau travail. Je suis le club sur les réseaux sociaux, je reste profondément attachée au club.

J’ai une dernière question pour toi Mélanie, si tu avais un dernier message à transmettre aux supporters du CBBS ça serait quoi ?

Même si un jour je suis atteinte d’Alzheimer, je n’oublierai jamais Charnay…

Merci beaucoup Mélanie et à bientôt au cosec. Propos recueillis par Benjamin Thibert - 1er février 2024